SI TA VIE… [Lettre à un quidam]
Cher enfant
de Terre rouge
et de ciel bleu.
Ton premier cri
à pourfendu le temps
et fait de cet homme
et femme, tes parents.
Elle écoute son ventre,
en fait une oasis à cet étranger
qui traverse le désert,
elle offre sa présence
Le miel et le lait
qu’elle lui sert,
Elle est une mère.
Le père écoute en silence
les pulsations de l’enfance
dans le murmure de ce désert.
Vivement que prenne visage,
en l'horizon fait chair
le plus inouï des mystères,
Cher enfant
tiré des eaux allègres
de ta douce Mère,
enceinte jusqu’aux yeux
l’œil d’aigle
des cieux de ton Père
savait à sa manière
lui aussi te bercer.
C’est aujourd’hui
L’anniversaire de ton envol
au-delà de cette Terre
l’éternelle printemps
d’avant tes 20 ans.
Depuis ton départ.
tes parents
voient devant leurs yeux
défiler toute ta vie,
ton histoire
Ils savent, à quel prix
l'amour unifie
en un seul verbe
et même geste
fait de sacrements
qui nous créent,
nous pétrissent
Ouvrant-une fenêtre
dans la maison en pierre
avec le ciseau du tailleur
on laisse passer la lumière
sur un visage à naître.
Avec un marteau
on plante des clous dans le réel,
on accroche des rêves fragiles
aux murs des familles d’argile
où l’on fait tenir debout
ce qui vacille.
Avec un scalpel
la main agit sur le vivant
afin qu’il demeure
malgré ce qui en lui meurt.
Cherchant la vie dans ses replis,
Puis on referme doucement la peau
comme un livre sacré.
Soigneusement,
sont recoussu les chairs,
reprisées les pièces de vie,
tenu ensemble ce qui tremble
au fil de l’espérance
afin que l’aube se poursuive.
Avec la pointe d’une plume
le poète écrit les moissons de l’esprit
depuis le creux de sa paume.
Et témoin des grâces, il s’écrit
qu’en toute chose réside un « merci »
tel deux mains jointes
en chaque cellule de vie.
Et puis un jour,
pour un mot trop haut,
pour un regard trop long,
« un téléphone » ont-ils dit,
pour presque rien : une lame,
Pas celle qui construit,
soigne ou recoud,
une lame sans mémoire, sans merci
qui défait en une seconde,
d'un coup, tant de lumière
que des mains humaines
avaient portée :
Et une vie tombe dans la tombe.
NON !
Une âme ne saurait être anéanti
d’un bout d’enfer sous forme
de lame de fer
qui ne coupe guère la flamme.
L'aliéné fou à lier ,
est le quidam
qui n’a fait plus qu’un
avec l’arme de sa tuerie.
Et malgré notre cœur sans haine
mais qui simplement saigne,
quand bien même nous souhaitons
à cet énergumène, le Paradis.
C’est sans compter
que nul autre que lui-même :
le juge, le condamne, le damne.
C’est pourquoi,
bâtit sur le sable,
ta propre vie t’appelle,
comme jamais, aujourd’hui
sans besoin de portable,
te demande, te dit :
Si ta vie ne devait être qu’un seul Geste !
lequel voudrait tu qu'elle soit ?
Paroles de Christophe-PLOUVIN [Alias Madinx]
Mises en valeur (en musique & chanson)
En qualité d’Auteur~Poète~Parolier à « IMAGINAL »
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